Un passeport pour la formation tout au long de la vie

Formation-professionnelleVoici les principaux points de cet accord intervenus entre certains partenaires sociaux, le 13 décembre 2013, qui sera transposé dans un projet de loi par le gouvernement. Le Medef qui proposait ce texte s'est heurté à l'opposition de la CGT et à celle de la CGPME. FO s'est pour sa part montré prudent. Les signatures de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC semblent acquises et suffisantes pour entériner l'accord.  

07 JANVIER 2014

Un lien entre la dépression et des objectifs généralisés

Les personnes souffrant de dépression ont tendance à formuler des objectifs généralisés

« Tout objectif flou aboutit à une connerie précise » disait Frédéric Dard. Et ne jamais atteindre les buts qu’on se fixe est assez déprimant. Je ne parle pas des praticiens de la PNL qui savent se fixer des objectifs répondant à des conditions de bonne formulation. Je parle de ceux qui ne savent pas ce qu’ils cherchent et ne comprennent rien à ce qu’ils trouvent. Les travaux des chercheurs de l' Université de Liverpool confirme ce que nous enseigne la PNL et démontre également que les personnes souffrant de dépression formulent des objectifs plus généralisés que les personnes non déprimées.

L’étude du Dr Joanne Dickson de l’université de Liverpool, a analysé les listes d'objectifs personnels formulés par des personnes ayant ou non souffert de dépression. Les participants ont été invités à énumérer les objectifs qu'ils souhaitaient atteindre à court, moyen ou long terme. Les buts ont été classés en fonction de leur spécificité. Par exemple, «être heureux» était considéré comme un objectif général, alors que « améliorer mon temps au marathon de 5 mile cet été » représentait un objectif spécifique. Si les deux groupes ont généré le même nombre de buts, les gens souffrant de dépression ont formulé des listes d’objectifs plus généralisés et plus abstraits. L'étude a également montré que les personnes déprimées avaient nettement tendance à donner des raisons non spécifiques à la non réalisation de leurs objectifs.

Avoir des objectifs très généraux et abstraits peut maintenir et aggraver la dépression. Des objectifs peu spécifiques sont plus ambigus et, par conséquent difficile à visualiser. Des objectifs difficiles à visualiser, peuvent entraîner une réduction de l'attente de leur réalisation, ce qui entraîne à son tour à une faible motivation à les atteindre. Selon le Dr Joanne Dickson, «Nous savons que la dépression est associée à des pensées négatives et une tendance à une surgénéralisation, en particulier en ce qui concerne la manière avec laquelle les individus se pensent ou font appel à leur mémoire »

«Cette étude montre que les individus souffrant de dépression clinique manquaient d’attention spécifique, ce qui rend plus difficile l’atteinte des objectifs et alimente ainsi un cycle de pensées négatives.

Aider les individus à se fixer des objectifs précis

« Ces résultats pourraient susciter l'élaboration de nouvelles façons de traiter efficacement la dépression clinique…Aider les personnes déprimées à se fixer des objectifs spécifiques et à générer des raisons spécifiques de leur réalisation peut accroitre leurs chances de briser le cycle de négativité qui est associé à la dépression réaliser »

Commentaires

Le Dr Joanne Dickson aura peut être envie de se pencher sur la technologie de la PNL. Selon mon expérience, l’utilisation des outils PNL tels que les conditions de bonne formulation d’un objectif et le métamodèle, sont de puissants antidotes à la fabrication des pensées négatives qui mènent à la dépression. Pour ceux qui ne savent pas comment se déprimer, voici la recette : formulez un objectif global (non contextualisé) et négatif (en termes d’exclusion et non d’intégration) du style « ne plus être malheureux, fauché, malade et sans emploi..», qui ne dépende pas de vous « que ma femme soit sympa avec moi, tripler mon salaire ou gagner au loto... », et qui ne soit pas accompagné des ressources indispensables ou des obstacles à dépasser. La fréquente difficulté dans la détermination des buts, est de confondre le niveau de la vision (direction) avec celui de l'action (étapes de réalisation). La confusion entre finalités et moyens. La différence est dans la taille de découpage. L'anti-déprime est de réver grand (vision), et de se fixer des objectifs spécifiques (actions) et des étapes de réalisation du grand rêve. 

En ces premiers jours de 2014, je vous souhaite une très heureuse année, une très belle santé, avec la réussite de tous vos projets personnels et professionnels. Vous allez me dire que je viens de supergénéraliser et vous avez raison. Mais vous savez comme moi que les vœux ne sont que des rituels de socialisation et non des objectifs personnels. Maintenant, si vous voulez faire en sorte que l’année 2014 soit très différente de l’année 2013, sachez organiser et structurer votre pensée afin de créer la carte mentale qui vous guidera vers l’atteinte de vos objectifs. Et la PNL peut vous y aider.

Bonne année.

  1. Sources : Sciences daily "People With Depression Tend to Pursue Generalized Goals"

Initiative France cherche des parrains pour les créateurs d'entreprise

Par Yann Le Galès le 18 novembre 2013 8h40 | Réactions (0)

Initiative France a lancé jusqu'au 19 novembre une campagne nationale de recrutement de parrains pour accompagner les créateurs d’entreprise de demain. Cette campagne est soutenue par la Société Générale et le groupe In extenso. 

« Dans le contexte de crise que nous vivons, la création d’emplois est une nécessité immédiate, économique et sociale. L’action d’Initiative France qui a permis de créer plus de 37 000 emplois via l’accompagnement de 16 000 entreprises en 2012 est donc plus que jamais au coeur des enjeux de notre pays. La Semaine Initiative est une formidable opportunité pour rendre hommage à tous les parrains bénévoles d’Initiative France qui participent au succès des entreprises qu’ils accompagnent. C’est aussi l’occasion de lancer un appel national à la mobilisation car il reste encore de nombreux créateurs d’entreprise qui ne bénéficient pas du parrainage dont ils auraient besoin pour mettre toutes les chances de réussite de leur côté ! », explique Louis Schweitzer, président d'Initiative France.

Pierre angulaire de l’accompagnement d’Initiative France, le parrainage bénévole des créateurs d’entreprise est la clé du succès pour les entreprises suivies par le réseau.
Le parrain, jeune retraité ou cadre actif, a pour mission d’accompagner sur plusieurs années un nouvel entrepreneur dans son projet. Il lui transmet ses expertises, l’aide dans le développement de ses capacités de décisions et met à sa disposition son propre réseau professionnel.
« Les entreprises accompagnées par Initiative France ont un taux de survie à 3 ans de 86 %, contre environ 60 % pour les entreprises non accompagnées ! Quelle meilleure preuve pour démontrer l’utilité du parrainage » précise Louis Schweitzer.

 
 

Nous avons le plaisir de vous informer d’une nouvelle rubrique Ressources Humaines. Les thèmes abordés, en matière de gestion des ressources humaines sont différents dans chaque numéro et répondent à des questions récurrentes des PME ou cabinets médicaux. 

Nous allons traiter dans ce premier numéro, la mise en œuvre de « La journée de la solidarité ». Cette mise en place, pour vous, dirigeants de vos cabinets, est souvent complexe. En effet, cette journée a été mise en place, dans un premier temps, puis des remises en cause ont vu le jour,  dans ses applications pour souvent créer des interprétations différentes et contradictoires.

C’est en raison de la canicule de l’été 2003, qu’une journée de solidarité est née l’année suivante,   en décembre 2004. Cette journée a été mise en place pour  récolter des fonds,  au bénéfice des personnes âgées et des handicapées. Ces ressources servent à recruter du personnel pour les maisons de retraite et structures spécialisées et à y financer des travaux de modernisation ou reconstruction, ou encore à financer des heures d'aide à domicile pour les personnes en perte d'autonomie ou handicapées.  

Dans un premier temps, cette journée a été fixée au lundi de pentecôte. Et puis, les règles ont changé, ont évolué, pour donner plus de flexibilités ou de contraintes…..

D’après la convention collective des cabinets médicaux, vous fixez vous-même, en votre qualité de dirigeant, la journée de solidarité. **

Le dirigeant a donc le pouvoir de fixer cette journée de solidarité et peut ainsi, la déterminer, parmi les  jours fériés de l’année * ; nous pourrions dire, en d’autres termes, que la journée de solidarité peut-être retenue dans le cas, ou un jour férié était antérieurement chômé et férié.

* Pour les départements de la Moselle, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin : Vous  ne pouvez déterminer comme date de la journée de solidarité : ni le 25 ou 26 décembre ; ni le vendredi saint.

**Attention, toutefois, si vous êtes plus de 11 personnes salariés dans votre cabinet, vous devrez consulter les représentants du personnel, afin de mettre en œuvre cette journée de solidarité.

La journée de solidarité correspond à une journée supplémentaire de travail par an pour le salarié et cette journée est d’une durée de 7 heures pour les salariés travaillant 35 heures et plus par semaine. Lorsque le nombre d’heures de travail réalisées lors de la journée de solidarité excède 7 heures, les heures de dépassement ouvrent droit à rémunération, et suivent le régime des heures supplémentaires. Pour les salariés à temps partiel, elle est proratisée en fonction du nombre d’heures indiquées dans leur contrat de travail.

La journée de solidarité ne peut pas être fractionnée, sauf dans le cas où votre salarié a son congé hebdomadaire le lundi matin et la  journée de solidarité correspond au lundi de pentecôte. Et en tout état de cause, dans le cas où le lundi, est un jour non travaillé (repos hebdomadaire) pour vos salariés, il vous appartient,  de définir unilatéralement ** la journée de solidarité.

Dans le cas où le lundi de pentecôte n’est de votre choix,  ou des représentants du personnel,  (pour diverses raisons),  cette journée peut-être fixée à un samedi ou prendre la forme de la suppression d’un jour de congé supplémentaire accordé par la convention collective comme les jours d’ancienneté, par exemple.  Vous devez bien noter que le dirigeant du cabinet ne peux pas supprimer un jour de congé payé légal ou un jour de repos compensateur

Et puis, il y a les exceptions qui confirment la règle…. Et les problématiques auxquelles vous avez peut-être été confrontées : Dans le cas où votre salarié est embauché après la journée de solidarité, fixée par le cabinet, dans ce cas votre nouvel entrant, n’est pas tenu d’effectuer cette journée. Imaginez que votre salarié soit en absence injustifiée cette journée là ! Dans ce cas, vous pourrez pratiquer une retenue sur salaire, pour les heures non travaillées. Votre salarié est en maladie, et vous êtes ainsi dégagé, si tel est le cas, de votre obligation de verser le salaire. Votre salarié pose un jour de congé, vous l’acceptez, ainsi ce jour lui sera payé. Vous ne pouvez exiger du salarié en congés qu’il revienne effectuer la journée de solidarité dans le cas où celle-ci coïnciderait avec la période des congés.

A RETENIR

Vous êtes le dirigeant de votre cabinet et vous fixez vous-même la journée de solidarité. ** La journée de solidarité est nécessairement identifiée comme un jour férié antérieurement chômé (férié). Attention, vous ne pouvez pas supprimer un jour de congé payé légal ou un jour de repos compensateur. Le plus simple étant de le fixer, par exemple,  au lundi de pentecôte si ce n’est déjà, le jour de repos hebdomadaire de votre salarié(e). Cette journée de solidarité, prise sur les jours fériés,  sera donc travaillée et payée.

Ce sujet amène tout naturellement le thème des jours fériés, lorsqu’ils correspondent à des jours ouvrés ?

Il est accordé à tous les salariés mensualisés les congés suivants : 1er Janvier, lundi de Pâques, 1er Mai, 8 Mai, jeudi de l’Ascension, lundi de Pentecôte, 14 Juillet, 15 août, 1er Novembre, 11 Novembre, 25 décembre, et jours prévus par les traditions régionales.

Si un des jours fériés ci-dessus est un jour de repos habituel du salarié, il pourra, au choix de ce dernier, être compensé ou payé.

Le jour de repos habituel est un des jours ouvrables de la semaine non travaillé, à l'exclusion du dimanche. Pour le personnel à temps plein ou temps partiel travaillant tous les jours ouvrables de la semaine, le jour considéré comme jour de repos habituel sera le dimanche.

 

A RETENIR

Prenons un exemple : Madame RESHUM est employée en qualité de secrétaire médicale chez le Docteur SOURAINE et travaille du lundi jusqu’au samedi et ne travaille pas le mercredi  Le mercredi 25 décembre 2013 étant un jour férié et coïncidant avec son jour de repos hebdomadaire, le Docteur Souraine devra soit lui payer, soit lui compenser un autre jour de la semaine. Par exemple, lui « proposer » que son jour compensé soit le mardi 24 ou le jeudi 26. Si Madame RESHUM ne désire pas prendre cette alternative, le DocteurSOURAINE devra lui régler le 25 décembre en supplément. En revanche, pour le 14 juillet 2013 qui tombait un dimanche, le docteur RESHUM n'avait pas, ni à compenser, ni à payer à sa secrétaire ce jour là. 

 

Voici donc les deux thèmes traités dans cette rubrique, qui nous l’espérons vous auront intéressés. Nous sommes à votre écoute pour répondre à vos questions et aussi connaître vos préoccupations en matière de gestion de Ressources Humaines.

Notre prochain numéro traitera de la problématique de la cessation d’activité du dirigeant de son cabinet médical pour causes diverses et les conséquences pour les collaborateurs…  A bientôt donc,  pour vous informer de la législation sociale dans ces problématiques de votre quotidien

Véronique Dumoulin –

de François Béharel

Pour une réforme efficace de la formation professionnelle

 23/10 | 06:00

L'affaire est entendue. La formation professionnelle est opaque, inefficace et inégalitaire. Et coûte cher par-dessus le marché. Près de 32 milliards d'euros chaque année. En cause, une multitude d'acteurs dont le partage des compétences manque de clarté. Mais aussi un système suradministré, qui décourage plus d'une PME d'engager la montée en compétences de ses salariés.

Ce constat, nul ne le conteste. Et certainement pas le gouvernement, qui a appelé les partenaires sociaux à réformer « en profondeur » la formation professionnelle. Deux axes structurants devraient guider cette réforme. La suppression de la taxe payée par les entreprises et l'introduction d'un compte personnel de formation (CPF).

La taxe, d'abord. Payée par les entreprises à concurrence de 1,6 % de leur masse salariale, elle assure la moitié ou presque des ressources de la formation continue - environ 13 milliards d'euros. Les entreprises n'ont d'autre choix que de la payer sans pour autant être soumises à une quelconque obligation de formation - exception faite de l'adaptation au poste. Cette incohérence est vue comme le péché originel à l'origine des insuffisances de la formation professionnelle.

Aux yeux du gouvernement, supprimer cette taxe aux effets réputés punitifs et désincitatifs ne mettrait pas la formation professionnelle en danger, puisque les entreprises consacrent déjà 2,9 % de leur masse salariale en moyenne à la formation - près de deux fois plus que l'obligation légale. En réalité, cette mesure n'impacterait qu'un seul des trois dispositifs financés par la taxe. Sur 1,6 % payé par les entreprises, 0,2 % sert à financer le congé individuel de formation, le CIF. Ce dispositif permet souvent de donner un nouvel élan à sa carrière. Le gouvernement n'aurait donc aucune raison de s'en séparer. Il en va de même pour le 0,5 % versé par les entreprises pour financer la professionnalisation. Cette forme d'alternance vise notamment les jeunes et les demandeurs d'emploi. Elle affiche des résultats concluants en matière d'insertion professionnelle. Inutile donc de la remettre en question.

Reste le 0,9 % du plan de formation (PDF). Selon toute vraisemblance, le gouvernement s'apprêterait à renoncer à la taxe qui le finance. Ce montage serait particulièrement habile. Dans la mesure où les formations attachées au plan découlent du droit du travail, les entreprises devraient continuer de s'y conformer. Taxe ou pas, cela ne change donc pas grand-chose. A un détail près : la création du compte personnel de formation ; l'autre grande nouveauté de la réforme à venir. En instaurant la portabilité des droits relatifs à la formation professionnelle, ce dispositif donnerait corps à l'idée selon laquelle les droits doivent être attachés non au contrat de travail mais à la personne. On assisterait là à une sécurisation en bonne et due forme des parcours professionnels pour le plus grand nombre, y compris les personnes souvent lésées par l'architecture actuelle de notre formation continue, à commencer par les salariés des PME. Pour ces raisons, notre pays ne doit pas rater le rendez-vous du compte personnel de formation (CPF).

A cet égard, il me semble que son succès est suspendu à deux conditions au moins. D'abord, pour être efficace, il devra garantir un couple très étroit entre formation et emploi. Cela suppose de restreindre son usage aux métiers en tension et en évolution.

La deuxième exigence est celle du prix à payer. Les entreprises cofinanceront ce compte. Comment ? En instaurant une « chasse au gaspi », puisque tout le monde s'accorde à dire que, sur les 32 milliards d'euros que la nation consacre chaque année à la formation professionnelle, une grande partie est mal utilisée. Cette mauvaise gestion recèle des gisements d'économies qu'il nous faut avoir le courage d'exploiter.

François Béharel est président du Groupe Randstad France